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Les cabines de massages et d’épilations intimes s’avèrent être un lieu idéal pour des confidences sur un sujet très tabou en France… Je vous en partage quelques unes…

Fréquence des rapports, simulation de l’orgasme, panne sexuelle, masturbation… Il existe de nombreux sujets difficiles à aborder y compris au sein même de l’intimité du couple. Panorama des 9 plus grands tabous de la sexualité.

La fréquences des rapports sexuels

La fréquence des rapports sexuels n’est pas un sujet facilement abordable dans la vie d’un couple. De manière générale, elle est maximale durant les premiers mois de l’union, témoin du désir qui anime les nouveaux amoureux, et diminue avec le temps. Une enquête française a montré que les couples avaient en moyenne 8,7 rapports sexuels par mois. Il s’agit de la troisième enquête nationale sur les comportements sexuels en France, après l’enquête Simon de 1970 et l’enquête ACSF de 1992. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il semble que cette fréquence ne varie pas à travers les âges et présente même une apparente homogénéité entre populations proches sur le plan culturel. Une enquête auprès de Montréalais menée en 1987 avait permis de retenir une fréquence de 8,4 rapports sexuels par mois tandis qu’une enquête américaine donnait le nombre de 8,9. En revanche, parmi les personnes sexuellement actives, elle diminue régulièrement passant de 13 la première année de vie en couple, à 7 après 15 ans.

Une fréquence idéale ?

En réalité, la question est de savoir s’il existe une fréquence idéale. Une équipe de chercheurs a décidé d’enquêter sur le sujet en déterminant dans quelle mesure la fréquence des rapports sexuels influençait le bien-être. Ils sont parvenus à montrer que plus les rapports sexuels étaient fréquents, plus le bonheur rapporté était élevé. Mais ils ont également découverts que pour être vraiment satisfait de sa vie sexuelle, il faut avoir un peu plus de rapports que la moyenne. La sexualité étant une affaire privée, comment en estimer le nombre dans notre entourage ? En consultant les médias d’après Tim Wadsworth, l’un des auteurs de l’étude, mais aussi en discutant avec ses proches. « L’homme étant une créature sociale, toute conscience de soi est dépendante du regard des autres », ajoute-t-il.

La pratique de la masturbation

Autrefois surnommé l’ « instant délicieux » par Denis Diderot ou le « funeste avantage » par Jean-Jacques Rousseau, la masturbation demeure coupable et silencieuse, même si la libération sexuelle a permis d’aborder le sujet plus facilement.

Pourtant, la masturbation n’a pas toujours été un sujet tabou. La stimulation des parties génitales ou des zones érogènes est pratiquée par tous les primates et a longtemps demeuré une pratique banale chez l’homme. C’est au XVIIème siècle avec la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek que débute la répression envers la masturbation. Par le biais de son microscope, le chercheur semble voir des millions de petits animaux qu’ils nomment alors « animalcules ».  Dès lors, l’Eglise prend position contre cette pratique qui « viole la loi de la nature et anéantit le système de la création. »  Ces découvertes vont aussi susciter des interrogations scientifiques devant la crainte d’une déperdition de la semence. En 1712, un chirurgien du nom de John Marten publie un ouvrage intitulé Onania ou l’odieux pêché de pollution de soi-même dans lequel il accuse la masturbation de causer la cécité, la folie et la tuberculose. Cette condamnation devient alors unanime dans le monde médical comme chez les grands penseurs (Rousseau, Voltaire, Kant, les encyclopédistes). D’autres ouvrages comme celui du médecin suisse Samuel-Auguste Tissot vont continuer à véhiculer cette image de vice rétrograde tout au long du XXème siècle. Freud, lui-même, livrera une bataille contre la masturbation féminine qu’il considère comme un « acte infantile » et dont l’élimination conditionne le « développement de la féminité. »

Hommes et femmes n’ont plus peur de l’avouer

Aujourd’hui, la masturbation est reconnue comme une étape utile dans la construction de l’être humain vers l’épanouissement personnel. S’il reste encore difficile d’aborder le sujet sans que cela ne crée un malaise, de plus en plus de personnes admettent y avoir recours : 90% des hommes avouent s’être déjà masturbés contre 60% des femmes. Des études ont même montré qu’elle pouvait avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment en prévention du cancer de la prostate !

La simulation de l’orgasme

La simulation de l’orgasme est un véritable tabou dont on ne parle pas même au sein du couple. Et pour cause : l’aveu d’une telle pratique risquerait fortement de perturber la confiance de son partenaire. Il s’agit pourtant d’un acte répandu, surtout chez les femmes : 50 à 60% d’entre elles ont avoué avoir déjà fait semblant contre 18% des hommes seulement. Elles sont même 8% à simuler régulièrement ! Cela s’explique avant tout par l’interrogation permanente que pose l’orgasme des femmes contrairement à celui des hommes qui n’a jamais suscité de débat. La simulation de l’orgasme pour les femmes est un tel mystère qu’une équipe de chercheurs a cherché à trouver des marqueurs de l’obtention objective d’un orgasme. Leurs conclusions montrent que les contractions anales, mesurées par les variations de pression rectale, seraient un moyen infaillible de détecter les faux orgasmes.

Les hommes n’étant pas pourvus de tels détecteurs, ils se trouvent incapables de savoir si l’orgasme de leur partenaire est réel. Une étude menée sur 86 couples a montré que la plupart surestimaient d’au moins 20 % la fréquence de l’orgasme féminin. Dans son ouvrage intitulé Alors Heureuse …? Croient-ils ! La vie sexuelle des femmes normales, Elisa Brune condamne le diktat de la performance sexuelle qui pousse à la simulation et exhorte les femmes à donner des messages clairs à leurs partenaires pour un meilleur épanouissement. Mais au fond, pourquoi les femmes simulent-elles ?

Pourquoi les femmes simulent-elles ?

D’après une étude menée par les scientifiques Gayle Brewer et Colin Hendrie, la simulation de l’orgasme a plusieurs intérêts. 92% des femmes simuleraient pour faire plaisir à leur partenaire, mais ce n’est pas la seule raison : certaines femmes simuleraient pour guider leur partenaire et lui signifier lorsqu’il s’y prend de la bonne façon, tandis que d’autres simuleraient pour en finir en cas d’ennui ou de gêne ! D’autres études ont même trouvé des explications plus originales. L’une d’entre elle menée conjointement par les universités américaines de Columbia et d’Oakland a révélé que 60% des femmes feintaient l’orgasme pour retenir leur compagnon et l’empêcher d’être infidèle. Les femmes répondent ainsi vouloir « flatter l’égo de leur partenaire, augmenter son émotion sexuelle de manière à conserver l’intérêt et l’excitation dans le couple. » On apprend également que les femmes avouent moins crier lorsqu’elles sont le plus excitées. Et si finalement, le plaisir était silencieux ?

 

La panne sexuelle

Quel couple n’a jamais été confronté à la fameuse panne sexuelle ? Ce trouble de l’érection, souvent occasionnel et susceptible de toucher tous les hommes au cours de leur vie, se définit par l’incapacité d’obtenir une érection ou de la maintenir pendant le coït. Plusieurs enquêtes ont montré qu’environ 40 % des hommes interrogés avaient déjà été concernés par le problème. Le problème serait même récurrent (et dans ce cas, il est appelé dysfonction érectile) pour 20% des hommes de plus de 50 ans.

La plupart du temps, la panne s’explique par le stress ou l’anxiété : des préoccupations tenaces liées au travail, à la famille, à des difficultés financières ou à la volonté de satisfaire le ou la partenaire à tout prix (on l’appelle alors l’anxiété de performance) agissent sur la capacité à maintenir une érection. L’hygiène de vie peut également avoir des conséquences sur la capacité érectile : le tabagisme, la sédentarité, la fatigue mais aussi la consommation d’alcool ou de drogues contribuent à ce trouble de la sexualité.

Briser le tabou pour l’intérêt du couple

 

Une enquête menée conjointement par l‘Ifop et les laboratoires Lilly a montré que la panne pouvait avoir des conséquences sur le couple. Alors que près de 7 femmes sur 10 ont tendance à dédramatiser, les hommes se montrent moins confiants : un sur deux seulement pense que ce n’est pas grave. Pire, 25 % des hommes n’abordent pas le sujet avec leur partenaire, les laissant seules face à leurs interprétations. Ainsi, 1 femme sur 3 se dit que quelque chose ne va plus entre elle et son partenaire et 1 femme sur 4 se demande si son partenaire l’aime vraiment. « Le problème des femmes est qu’elles se remettent en cause, déclare la sexologue Catherine Solano. Elles pensent qu’elles ne plaisent plus, qu’elles ne sont plus désirées. Or, quand un homme ne veut pas ou plus, il ne tente aucun rapport sexuel. C’est différent lorsqu’il essaye et ne peut pas. » Le silence est donc la pire des solutions : il peut mener à un cercle vicieux marqué par la peur de l’échec et déstabiliser le couple. Mais, à quel moment faut-il aborder le sujet ? A chacun sa préférence : à chaud pour les hommes, à froid pour les femmes !

 

La baisse du désir

 

La baisse de désir est un tabou particulièrement courant au sein des couples. Il est même le tabou numéro 1 pour près d’une personne sur deux, si l’on en croit une enquête Ifop réalisée en 2009. Et pour cause : 53% des personnes interrogées avouent que le problème le plus fréquent est la baisse de désir pour son partenaire, loin devant les pannes d’érection ou la simulation. Elles ont ainsi l’impression de perdre leur désir sexuel ou de ne pas être sur la même longueur d’onde que leur partenaire en matière de sexualité. Qu’ils se rassurent : ce phénomène, très répandu, se soigne très bien. Il faut d’abord savoir qu’il n’y a pas de normes conseillées en matière de sexualité : le désir fluctue au cours de la vie en fonction de nombreux paramètres et chacun a des besoins différents. Seule une baisse prolongée dans le temps peut avoir une incidence réelle sur le couple.

Quelles sont les causes qui peuvent être à l’origine de ce manque de désir ? Des conflits récurrents avec le partenaire se répercutent souvent sur le désir d’entreprendre des relations sexuelles et de s’abandonner pleinement. Outre les difficultés dans le couple, on peut citer aussi le stress et l’anxiété générés par certaines préoccupations liées à la vie quotidienne, ainsi que les problèmes de santé qui touchent la région génitale tels que la vaginite, les maladies sexuellement transmissibles ou les infections urinaires à répétition. Dans ce dernier cas, le manque de désir peut même perdurer lorsque le problème de santé a été réglé.

La première chose à faire est évidemment d’évoquer le sujet avec son partenaire puis de consulter un professionnel de santé. En fonction de l’origine du manque de désir, le traitement sera différent. S’il est d’origine psychologique, une approche multidisciplinaire effectuée par un sexologue pourra être envisagée et nécessitera un certain nombre de séances individuelles ou en couple.

Les demi-journées Tao-Tantra à La Villa Luminosa permettent à de nombreux couples de rallumer l’étincelle, d’approfondir leur Amour. Leur sexualité prend une dimension plus spirituelle et devient plus épanouissante.

La durée des rapports

Entre l’éternel cliché de la nuit d’amour et la durée très exagérée des rapports sexuels dans le monde pornographique, difficile de se contenter de ses performances… Une enquête menée sur 1500 couples en 2005 a pourtant montré que la durée moyenne d’un rapport sexuel n’était « que » de 7 minutes et 20 secondes. Soit pile poil suffisant pour atteindre la durée considérée comme idéale d’après une autre étude américaine publiée dans The Journal of Sexual Medecine. Selon les chercheurs ayant mené ces travaux, un rapport sexuel « tolérable » serait compris entre 3 et 7 minutes tandis que le rapport « idéal » se situerait entre 7 et 13 minutes (hors préliminaires). En dessous de 3 minutes et au-delà de 13 minutes, l’acte serait généralement jugé insatisfaisant. Car si les temps moyens pour arriver à la jouissance oscilleraient de 2 à 4 minutes pour les hommes comme pour les femmes lors de la masturbation, ils seraient plus longs (un peu plus de 10 minutes) pour ces dernières durant le coït

 

L’éjaculation précoce

L’éjaculation prématurée est souvent considérée comme le trouble sexuel le plus fréquent (elle concernerait 7 à 10% de la population occidentale), mais en réalité sa définition reste assez floue. A partir de combien de temps peut-on considérer que l’éjaculation est précoce ? Certains auteurs ont proposé un moyen d’évaluation intéressant : la mesure du temps de latence de l’éjaculation intra-vaginale (ou IELT). Autrement dit, le temps séparant la pénétration de l’éjaculation.

En 2005, une étude a tenté de mesurer ce temps chez la population masculine de différents pays : il était en moyenne de 5 minutes et 24 secondes. Or, chez les patients se disant victime d’éjaculation précoce, 80 % éjaculaient en moins de 30 secondes, 10% entre 40 et 60 secondes et les 10% restant entre 1 et 2 minutes. Les chercheurs ont donc proposé une définition de l’éjaculation précoce dont l’IELT est inférieur à 1 minute et 30 secondes.

Gare aux fausses éjaculations précoces

Beaucoup pensent souffrir d’éjaculation précoce alors qu’en réalité, ils ont un IELT tout à fait normal. Ils ne parviennent pas à s’en satisfaire ou perçoivent leur éjaculation comme étant plus rapide qu’elle ne l’est vraiment. Qu’elle soit réelle ou pas, l’éjaculation précoce peut être à l’origine de conséquences personnelles négatives comme de la frustration, une souffrance psychologique intense voire un évitement de l’intimité sexuelle. Il est donc important de briser le tabou avec son ou sa partenaire avant de consulter un médecin si le problème persiste. Il est regrettable de constater que seules 13 % des personnes touchées ont consulté leur médecin généraliste ou un sexologue pour ce symptôme alors qu’il existe des traitements adaptés…

Lors des demi-journées Tao-Tantra en duo, les messieurs apprennent à ralentir et à approfondir leur respiration, à contrôler leur rythme d’excitation à la manière des Taoïstes. 
Après un peu d’entrainement à la maison ( pas de rapport sexuel sur place), ils parviennent à déclencher des orgasmes sans éjaculer, ils savent contrôler la circulation de leur énergie sexuelle vitale. Ils se sentent paisibles et énergétisés après cela.

La pilosité du corps

Alors que la chevelure reste un véritable atout de séduction et la mèche de l’être aimé un objet de vénération, le poil suscite toujours plus le dégoût dans une société qui privilégie davantage le lisse corporel. Il n’en a pas toujours été ainsi : le rapport des hommes et des femmes à la pilosité dans la sexualité relève surtout de l’effet de mode, selon les époques et les cultures. Jusqu’au XIXème siècle, le poil était même un symbole de sensualité pour la femme, sous l’œil bienveillant de l’Eglise qui prônait le respect de la nature créée par Dieu. Dans la tradition musulmane, au contraire, il a toujours été question pour les femmes de s’épiler : les poils, qui retiennent les sécrétions, sont considérés comme impurs.

Aujourd’hui, la pilosité du corps est pratiquement devenue un tabou. L’épilation intégrale est de plus en plus répandue chez les femmes, en particulier les plus jeunes, et gagne peu à peu les hommes. Près de 14% des françaises s’épileraient intégralement mais le phénomène est surtout générationnel puisqu’une telle pratique concernerait 45% des femmes de moins de 25 ans. En fait, leur comportement ne fait que s’aligner sur la préférence des hommes du même âge puisque 63% d’entre eux préféreraient que leur partenaire ait un pubis entièrement épilé. L’essor de la pornographie – et des ses corps glabres – aurait-elle joué un rôle dans l’évolution de la pilosité en imposant sa norme du corps féminin désirable ?

Au cours de ma carrière j’ai vraiment vécu cette évolution de l’épilation « maillot ». Les premières années, les femmes conservaient leur slip et épilaient les poils qui dépassaient sur le haut des cuisses.
Puis la mode des maillots de bain et slip brésiliens a nécessité une épilation plus échancrée. Le « ticket de métro » a eu ses heures de gloire ensuite et les demandes d’épilation intégrales sont devenues courantes.
A mes débuts, rares étaient les hommes qui me demandaient des épilations, c’étaient surtout des sportifs, cyclistes pour les jambes, culturistes… le corps entier! Certains venaient pour le dos… à la demande de leur femme!
Le maillot concernait davantage les naturistes puis s’est démocratisé souvent à la demande des femmes et aussi, selon la confidence de nombreux clients, parce que leur sexe paraît plus long!
Quelques hommes m’ont demandé l’épilation définitive de la barbe… alors qu’aujourd’hui ils la laissent tous pousser…
Je ne pratique plus les épilations aujourd’hui, de nombreux centres se sont spécialisés dans ce créneau et je préfère me concentrer sur l’énergétique qui me passionne davantage.

Le désir pendant la grossesse

« Les mystères qui entourent la sexualité de la femme enceinte restent impénétrables » assure Hélèna Walther, auteur de l’ouvrage Désir et grossesse. Et c’est ce qui en fait un véritable tabou au sein du couple : faut-il cesser les relations sexuelles ? Est-il normal que le désir diminue ou, au contraire, qu’il augmente ? La grossesse est un vrai révélateur du mode de communication au sein du couple.

Les changements physiologiques du corps féminin liés à la grossesse vont évidemment influer sur la sexualité. Au cours du premier trimestre, les petits maux tels que les nausées, les vomissements, les insomnies ou encore les tensions mammaires peuvent entraîner une diminution du désir sexuel. Plus tard, ce sont l’augmentation du volume de l’abdomen, les douleurs ligamentaires et les tensions pelviennes qui vont freiner ce même désir. Une étude publiée dans le journal de Gynécologie Obstétrique a d’ailleurs montré que 81,6% des femmes interrogées reconnaissaient avoir connu une baisse de désir. Néanmoins, ça n’est pas une vérité générale car l’aspect psychologique joue un rôle encore plus important. Pour Claude Revault d’Allonnes, psychologue clinicienne de renom, les comportements de la femme peuvent même aller « de la mise entre parenthèses silencieuses au vécu triomphal exprimant la complétude, en passant par l’efflorescence symptomatologique. »

L’importance de l’aspect psychologique

Les réactions psychologiques de la future maman vis-à-vis de la grossesse auront un effet positif ou négatif sur la sexualité selon le degré de stress, le refus ou l’acceptation de la grossesse, la concentration sur le but de la reproduction ou même l’importance de la sexualité du couple avant la grossesse. Une étude a par exemple montré que plus la fréquence des rapports sexuels avant la grossesse était élevée, moins le couple avait spontanément tendance à se restreindre et à freiner sa consommation sexuelle pendant celle-ci. Des chercheurs ont noté trois grandes problématiques pouvant interférer sur la sexualité de la femme enceinte :
– La grossesse, phénomène visible, occulterait tous les autres sujets.
– La place accordée à l’enfant à venir dans le désir de la future mère et du couple parental
– La capacité de la femme à se situer en tant que « mère » plutôt que « femme » vis-à-vis de son partenaire.

Le désir de l’homme aussi affecté

Le regard et le désir de l’homme peut changer lui aussi. Il peut conserver un désir important s’il trouve que les modifications corporelles de sa partenaire la subliment, mais il peut également voir ses désirs freinés par l’image de la mère trop présente, ou par crainte de faire mal au bébé. Plusieurs études ont pourtant montré qu’il n’y avait aucun effet néfaste de la sexualité sur la durée de la grossesse. Au contraire, une étude menée auprès de 13 285 femmes et publiée en 1993 avait décrit une relation inversement proportionnelle entre sexualité et prématurité !